Salle des pas perdus
Des mots qu’on dit trop vite
Comme ça, sans réfléchir
Un regard qu’on évite
Des silences et des soupirs
Et l’amour se fissure
Comme ça, sans prévenir
Des cris, puis des injures
Qu’on n’peut pas retenir
Et puis, en pleine figure :
« Cette fois, je vais partir »
Pourquoi sont-ils aussi fragiles
Les ponts qui unissent deux coeurs ?
LES PONTS QUI UNISSENT DEUX CŒURS ?
Peuvent assassiner le bonheur ?
Et je me perds dans ton silence
Ton parfum presque disparu
Je prends des trains dans tous les sens
Mais je me retrouve toujours salle des pas perdus
Mes lettres inutiles
Mes remords plein la gueule
Je suis là, immobile
Sans personne, sans paraseul
Et j’essaye de comprendre
Revivant à rebours
Comment nos gestes tendres
Nos serments , nos « toujours »
Ont fini par descendre
La pente à contr’amour
Refrain

